C. Les ressources que le système consomme

Pour naître, survivre et se développer, un système a besoin de se nourrir

Se nourrir

pour se maintenir, pour fonctionner et se développer
A tout moment, le système que vous modélisez a besoin de puiser dans son environnement :
  • des éléments matériels : alimentation, énergie, matières premières, locaux, instruments, personnes, ...?
  • et des éléments plus "immatériels" : du temps (quelle ressource précieuse, vitale ! A la fois ressource et contrainte !), des informations diverses (y compris des lois, des savoirs, ...), de l'argent, de la notoriété, ...? Notez que toutes ces entrées peuvent aussi être des sorties (et apparaître aussi sur l'autre partie du schéma, décrivant les sorties).
A vous de bien prendre le... temps de chercher ce que consomme le système que vous modélisez. Ce moment est précieux. Vous pouvez vous poser des questions comme :
  • "Bon, et qu'est-ce qui, s'il n'en disposait plus, interromprait ce qu'il est en train de faire ?", ou encore
  • "De quoi ce système a-t-il nécessairement besoin pour faire ce qu'il fait, pour être ce qu'il est, pour maintenir ses relations avec son environnement ?".


La marge de manœuvre

Certains systèmes ne se posent pas suffisamment ces questions.
Il y a donc là, pour eux, un gisement d'apprentissage qui pourront faire la différence entre survie et dissolution du système si l'environnement change sa façon de répartir ses ressources.
Ce type de questions mérite donc toute l'attention du modélisateur. C'est une dimension aui a l'air trivial. Mais elle est hautement stratégique. Car, comme la plupart des choses stratégiques dans un environnement complexe et changeant, le fait que les choses soient stratégiques a besoin d'être perçu avant qu'elles ne le montrent effectivement...

La suite !

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Et maintenant que vous avez relevé ce dont le système se nourrit pour fonctionner et se maintenir, passons à ce que cela implique comme interactions dans son environnement. Parce que se nourrir implique beaucoup de choses : cela passe nécessairement par une relation avec d'autres systèmes. Et qui dit relations dit... boucles ! Avec tout ce qui peut en découler :
  • focalisation ;
  • événements émergeants et logique assortie de règles du jeu ;
  • systèmes émergeants plus larges incluant le système actuel et ses interlocuteurs comme autant de parties, de "sous-systèmes" ;
  • captage - et créations - de nouvelles ressources dans l'environnement, donc impact sur les règles du jeu qui y ont cours et prise de responsabilité du système dans ces évolutions.
Bref : on ne peut pas être un système vivant, bien tranquillement installé dans un sofa, à regarder, sans intervenir, le monde tout autour. Parce que l'on participe, de gré ou de fait, avec volontarisme ou par défaut, au devenir de ce monde. En tant que système, je ne peux qu'interagir ; et donc, j'endosse une co-responsabilité dans les événements.
Les systèmes vivants - c'est quasi-"mécanique" - sont indéfiniment solidaires les uns des autres, dans le cadre qui les dépasse de leur environnement. Il n'y a pas de jugement moral là-dedans. Juste une vision systémique et tranquille des choses.

Vous passez à la Partie C bis ?