Penser globalement sans agir localement... ?
Ressources et limitesVoilà bien une possibilité très appréciée par les membres de notre espèce (d'autres animaux ont-ils ce luxe ?) : CONCEVOIR, réfléchir à des choses, alors qu'ils ne les perçoivent pas, qu'ils n'en ont pas l'expérience...
Les ressources
Libérer la puissance de la pensée des contraintes de l'expérience...C'est bien, en ce sens où ces informations permettent aux personnes de structurer leur pensée, de capitaliser sur l'expérience des autres et sur des savoirs culturels "prêts à l'emploi", de relayer ces savoirs, et pourquoi pas d'aboutir à de très bonnes idées et susciter de l'action... dans quelques cas assez rares.
Les limites...
Des pensées qui se donnent l'illusion de se passer des actesC'est donc aussi limitant, dans la mesure où une personne qui use de cette forme de pensée n'a pas de quoi étayer sa vision (sauf à l'étayer avec d'autres informations externes à son expérience, elles non plus non étayables...). Lorsque c'est mon cas, ma vision n'est pas branchée sur mes actes. Et ça se voit...
Combien de fois avez-vous vu des personnes affirmer avec véhémence que "Le problème, c'est que...", donner l'IMPRESSION de brosser un tableau très large et "riche" de la situation...? Alors qu'en fait, ce tableau était tellement pauvre qu'il ne débouchait sur aucune SOLUTION CONCRETE, tangible, pouvant être confrontée directement et avec succès au monde où vivent les gens en chair et en os ? Une solution qui aurait changé des choses de façon observable, mesurable... Une solution telle que celles qui nous intéressent dans nos démarches pragmatiques, en somme.
Allez, ce n'est pas grave, notre société s'en est accommodé bien souvent. Un exemple frappant de "pensée profonde" stérile dans le monde concret ? Cherchez un peu... ;-)
