Ce besoin irrépressible d'obtenir du Feed-Back

Nous venons de voir qu'une boucle est une "machine" à valider chaque élément qu'elle relie. Et que, comme c'est une boucle, c'est de l'auto-validation.
Mais non seulement ce n'est pas grave, mais en plus c'est nécessaire pour tous les êtres vivants.
Petites illustrations :

Vous avez ce besoin

Il fait partie de votre façon normale de fonctionner
Et ceci est valable pour toutes les personnes qui vous entourent.

Chacun de nous sait INTUITIVEMENT qu'il a BESOIN d'obtenir du feed-back à chaque fois qu'il fait quelque chose.
Vous n'êtes pas convaincu(e) ?
Quelques exemples de feed-back, pêle-mêle, fréquemment sollicités :

• Se regarder dans la glace le matin (ou dans les vitrines en ville) : ma physiologie, mes expressions de visage, ma posture, ma démarche, le petit bouton là :-), la petite ride ici :-), ... Il ne me suffit pas de produire ces informations, je ressens le besoin quotidien de les percevoir. Et le miroir est mon partenaire dans cette quête. Il me permet de boucler la boucle : je m'informe moi-même. C'est un système de "bio-feed-back" basique, mais tellement utilisé !

• S'enquérir de l'avis des autres, ou des regards qu'ils portent sur moi
• Pour les sportifs : la glace qui tient une place importante dans le dôjô ou la salle de danse, la vidéo pour l'équipe de football, ...
• Pour le personnage politique : les articles et photos dans la presse, les sondages, ...
• En voiture : l'aiguille de vitesse qui vous permet de réguler votre allure (notamment aux abords d'une agglomération, ou d'un radar connu !)
• Sous la douche : sentir la chaleur (ou le froid !) me permet de trouver la température qui me convient le mieux
• En réunion : mes collaborateurs (ou mon recruteur, mon patron, mon équipier, ...) réagissent-ils à ce que je viens de dire ? (ou ont-il un électro-encéphalogramme plat ? :-) Et comment réagissent-ils ? Vais-je devoir argumenter plus ? Différemment ? Les réveiller ? Trouver un levier qui va les motiver ? Changer de mode relationnel ? Leur passer de la pommade avant de continuer ? Détendre l'atmosphère ?
• A la maison, où je demande à un petit instrument de s'occuper de ce feed-back à ma place : le thermostat de ma chaudière. Si je n'ai qu'une cheminée, c'est à moi d'assurer ce feed-back en fonction de la température que je ressens.
• A la cuisine : celui qui ne sait pas utiliser l'information comme feed-back est condamné à cuire trop la viande et trop peu le gratin, à laisser une montagne de grumeaux dans la pâte à crèpes et à présenter des plats aux allures chaotiques ! :-)
• Dans l'éducation : savoir si l'enfant a compris ce que je lui ai dit (ou pas). Et, déjà, savoir s'il m'a bien entendu. Et puis, tous les parents connaissent cette situation : si leur jeune enfant n'est plus dans la pièce, qu'il ne fait plus de bruit depuis plusieurs minutes et qu'il ne répond pas quand on l'appelle, on court vite voir quelle bêtise créative il est encore en train d'inventer ! :-)

Bon. Nous pourrions allonger cette liste avec des milliers d'autres formes de feed-back.
Ce qu'il est important de retenir, c'est que nous cherchons TOUS à nous SITUER par rapport à ce que nous faisons. C'est notre capacité d'adaptation qui exige cela : je ne peux percevoir, reproduire ce qui marche et corriger éventuellement ce qui ne marche pas que si j'ai eu un moyen d'ÉVALUER si ça marche ou pas. Ce moyen, c'est le FEED-BACK. Et le feed-back, c'est une BOUCLE. Courte ou longue, cette boucle part de moi (mon comportement) et y revient tôt ou tard.

TOUS LES ÊTRES VIVANTS CONSOMMENT ET CRÉENT DES BOUCLES POUR ÉVOLUER ET RESTER ADAPTÉS.

Un petit exercice ?